Mercredi 2 juin 2010 3 02 /06 /Juin /2010 16:08

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La franc-maçonnerie est une communauté de réflexion, unissant de nombreux individus issus de différents horizons. Apparue au XVIIIème siècle en France, elle reste très mystérieuse. Ce n’est pourtant pas une société secrète, mais une communauté comportant des secrets. Par exemple, certaines significations de symboles ou certains rites ne sont connus que par les membres de la franc-maçonnerie. De plus, les loges sont rarement accessibles aux personnes ne faisant pas partie de cette communauté : cette inaccessibilité préserve, en quelque sorte, un mythe, un secret. Tous ces rites, ces secrets et ces mystères pesant sur cette communauté peuvent laisser penser qu’elle est en réalité une secte. Toutefois, cela n’est pas le cas car la franc-maçonnerie est considérée comme étant une association, selon la loi de 1901. Cette communauté de réflexion se réunit dans des loges. Il en existe de nombreuses dans le monde et en France, dont les plus connues sont Le Grand Orient et Le Droit Humain, qui réunissent la majeure partie des membres Français de la franc-maçonnerie. La validation des réponses conditionnera sont inscription. Durant nos recherches de TPE, nous avons trouvé un site rapportant l'interview d'un franc-maçon et nous avons trouvé interressant de l'intégrer a notre Tpe :

 

Pouvez-vous nous expliquer, selon vous, ce qu’est la franc-maçonnerie ?

«  La franc-maçonnerie est née entre le XVIIème et le XVIIIème siècle en Ecosse. En France, elle a le statut d’association, comme toutes les associations créées depuis 1901 selon la loi. Elle est donc composée, comme toutes les associations, d’un président, d’un trésorier etc.  Aussi, elle nécessite des contributions de la part de ses membres : une cotisation annuelle. Quant à moi, la franc-maçonnerie est une école de tolérance et de patience. Cela fait aujourd’hui entre 15 et 18 ans que je fais parti d’une loge qui regroupe environ 14 000 personnes en France. Dans cette loge, aucune croyance à un dieu n’est obligatoire, les athées et les croyant sont admis. J’insiste bien sur cette tolérance, car moi-même, croyant, discute souvent de laicité.

 

Quel a été le déclic qui vous a poussé à faire parti de la franc-maçonnerie ?

Tout d’abord, toute ma vie, j’ai milité contre la peine de mort. En 1981, j’ai adhéré à des partis politiques et à des associations et,  un jour, je me suis rendu compte que je devais rencontrer d’autres personnes, de différents milieux. Ayant un vieil ami franc-maçon, j’ai eu envie de découvrir la franc-maçonnerie et j’ai été attiré par ses valeurs ainsi que son principe de laïcité et son respect des religions. La franc-maçonnerie travaille à la gloire de l’humanité ou, pour certains, à la gloire du grand architecte de l’univers (qui peut être une philosophie, un Dieu, un esprit…). Les êtres humains ont besoin de quelque chose pour se lever le matin et je crois que la franc-maçonnerie m’aide beaucoup à cela.

 

Comment entre-t-on dans la Franc-maçonnerie ?

Pour ma part,  J’ai été coopté, c'est-à-dire qu’après avoir envoyé une lettre à la loge qui a été lu par le vénérable maître, celui-ci à décidé par la suite d’envoyer 3 enquêteurs  qui ont le devoir de s’informer sur  la vie du demandeur à l'adhésion. C’est ainsi qu’ils sont venus chez moi pour voir dans quel cadre de vie je vivais, quels étaient les livres que je lisais … Ensuite j’ai du fournir un CV et une lettre de motivation  très développés qui devaient être très complets et me résumer, ainsi que montrer ma volonté d’engagement dans la société.  Enfin si le vénérable maître l’accepte, la lettre est lue dans la loge devant les membres. Finalement, J’ai fini par être convoqué et questionné devant l’atelier et les membres ont voté pour mon adhésion. Maintenant je sais que les principaux refus sont du a l’engagement dans des partis politiques extrémiste et le fait d’avoir été préalablement déjà refusé d’une autre loge.

 

Parlez-nous plus de la loge du Droit Humain à laquelle vous appartenez.

La loge du Droit Humain selon moi, c’est une école de la tolérance et de patience Nous n’avons pas de dieu imposé, c'est-à-dire que l’on peut très bien être athée et en faire parti. Moi j’y ai l’habitude de souvent débattre avec des croyants : c’est vraiment un endroit où il y’a une grande tolérance et où on est ouvert d’esprits.

 

Que répondez-vous à ceux qui qualifient la franc-maçonnerie de secte ?        

Je dirais. Dans le cas de la secte il est très facile d’y entrer mais très difficile d'en sortir, la franc-maçonnerie c’est tout le contraire ...

 

Franc-maçonnerie et pouvoir, mythe ou réalité ?

C’est une question très difficile, puisque c’est un sujet vraiment très vaste. Depuis sa création, la franc-maçonnerie a toujours apporté sa contribution à l’histoire de l’occident, en France elle a participé aux grandes révolutions, à de grands courants idéologiques et politiques comme les grands principes de laïcité qui ont conduit à la séparation de l’Eglise et de l’Etat. Pour moi si il y’a eu un moment dans l’histoire où la franc-maçonnerie a été la plus puissante c’est dans la IIIème République, l’apogée fut pendant l’entre deux-guerres : à cette époque 2 députés sur 3 étaient franc-maçon ! Mais par la suite, lors de la seconde guerre mondiale et l’atmosphère antisémite et antimaçonnique qui en découlaient, une sorte de phobie s’est installée en Europe et les franc-maçon ont presque disparu (de plus une grande partie fut déporté). C’est d’ailleurs pourquoi aujourd’hui en Europe nous sommes beaucoup plus discrets qu’au Etats-Unis par exemple : la franc-maçonnerie européenne souffre en quelque sorte de traumatisme. De plus notre « pouvoir » à considérablement diminué même si je ne nie point que nous avons une certaine influence, la loge « le grand orient » est très prisée par les politiciens, en effet, 12 ministres en font partis. Mais je tiens à préciser qu’en aucun cas la franc-maçonnerie a pour but de manipuler la politique française, nous sommes là seulement pour faire véhiculer au maximum nos idées. Je trouve particulièrement pitoyable les idées reçus sur la franc-maçonnerie et les théories de complots, tout comme le Vatican qui nous accuse d’être une organisation occulte.




Dans les loges, les franc-maçon débattent autour de sujets divers, comme la société. Ils prônent la liberté et tentent de diffuser leurs idées notamment par le biais de la politique ou encore des médias. Le pouvoir, les influences de la franc-maçonnerie se rapprochent-elles plus du mythe ou de la réalité ? La franc-maçonnerie a détenu une grande influence lors des révolutions françaises mais aussi dans les gouvernements des différentes républiques jusqu’à la seconde guerre mondiale. Mais les théories conspirationnistes les accusent de vouloir contrôler le monde par le biais d'un nouvel ordre mondial.

 


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Mercredi 2 juin 2010 3 02 /06 /Juin /2010 16:53

 

  La révolution de 1789.


Contexte:

Les origines de la Franc-maçonnerie sont lointaines, de nombreuses questions se posent au sujet de l’époque où cette communauté a réellement été formée. Une chose est sûre, c’est au XVIIIème siècle qu’une émergence de la Franc-maçonnerie apparaît. La révolution de 1789 a donc lieu lors d’une période où la Franc-maçonnerie détenait une grande influence en France. En effet, à cette époque, une société d’ordres était instaurée. Louis Philippe d’Orléans, membre de la noblesse , était alors, en 1771, Grand Maître d’une loge Franc-maçonnique… d’autres aristocrates ont également été, avant lui, Grand Maîtres. Le pouvoir de la Franc-maçonnerie était donc justifié par l’appartenance de certains membres de la noblesse, on peut alors penser que certaines idées Franc-maçonniques étaient concrétisées dans certaines décisions prises par le gouvernement en place à l’époque. 
Cependant, les idées de la Franc-maçonnerie se ont influencé celles des Lumières. Les Lumières sont des philosophes du XVIIIème siècle qui prônent la liberté et s’opposent à la société d’ordre. Il y a donc ici un paradoxe car la noblesse ainsi que les Lumières, deux « groupes » aux idées opposées, sont membres de cette communauté… Les idées libérales, parlementaires, déistes et la défense de l’égalité des Lumières sont opposées à la société d’ordres. La Franc-maçonnerie véhicule des règles et des principes parallèles aux règles et principes de la Royauté (de la Monarchie Absolue).
La révolution de 1789 divise alors les Franc-maçon en France, car selon les loges, les idées diffèrent. Certaines obédiences soutiennent la révolution comme d’autres s’y opposent…

Evènements :

Les idées des Lumières, diffusées par les « médias de l’époque » (la presse), ont fait réfléchir le peuple. Malgré la censure, la Franc-maçonnerie ainsi que les Lumières, par le biais de la presse, réussissent à avoir de l’influence sur l’opinion des français, qui aspirent peu à peu à plus de liberté. En l’été 1789, une révolution éclate. Les français remettent en question le gouvernement de l’époque, les privilèges accordés au clergé ainsi qu’à la noblesse, et la société d’ordres. Cette révolution est traduite par des faits marquants, symboliques : la prise de la Bastille le 14 juillet en est un exemple. Ces évènements soudent les français entre eux et aboutissent à l’abolition des privilèges le 4 Août, mais aussi à la Déclaration Des Droits de l’Homme (DDHC).

 

Sans titre 1

L’illustration de cette déclaration est ornée de symboles franc-maçonniques. Cela suggère que les franc-maçon ont exercé une influence lors de l’écriture de ce texte.


Le symbole suivant est l’un des plus connus dans le monde :


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Ce symbole est l'Œil de la Providence ou l'« œil omniscient ». Il montre un œil entouré par des rayons de lumière à l‘intérieur d‘un triangle. Il est généralement interprété comme la représentation de l'œil de Dieu (toutefois, les franc-maçon préfèrent le nommer « Grand Architecte de l’Univers »). Cet œil est un symbole franc-maçonnique voulant montrer la surveillance de Dieu ou du Grand Architecte de l’Univers sur l’Humanité.

Le bonnet phrygien:


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Pour les franc-maçon, ce bonnet rouge, appelé Bonnet Phrygien symbolise l’égalité.

 


En plus des symboles présents dans la représentation de la DDHC, les textes sont le reflet des idées franc-maçonniques. La « marque » des franc-maçon est clairement présente dans cette déclaration l’idée de liberté (de réunion, d’expression, de religion etc.) apparaît à de nombreuses reprises dans différents articles, de même pour la notion d’égalité.

Les nombreux évènements de cette révolution ont un rapport, de près ou de loin, avec la franc-maçonnerie. Malgré cela, peut-on dire que la révolution de 1789 est franc-maçonnique ? Les mouvements révolutionnaires ne sont pas nés dans les loges, pourtant ces dernières étaient de véritables « laboratoires d’idées ». En effet, les ateliers maçonniques prônaient l’idée d’égalité, de fraternité et était en faveur d’un régime plus libéral. Les Lumières, nées dans ces loges franc-maçonniques ont diffusé ces idées, des idées cherchant une évolution dans la société, un changement. Ces revendications étaient aussi celles du peuple lors de la révolution. La franc-maçonnerie, de part les Lumières, en quelque sorte, a fait mûrir les esprits et a encouragé cette révolution dans l’objectif de voir apparaître des changements allant dans la même « direction » que ses idées.


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Mercredi 2 juin 2010 3 02 /06 /Juin /2010 17:25

A) La Seconde République


La Seconde République est proclamée le 24 février 1848, et un gouvernement provisoire est mis en place. Ce gouvernement, à majorité composé de franc-maçon et en « harmonie » avec l’esprit fraternel qui règne à cette période, prend de nombreuses mesures sociales comme par exemple la proclamation de la liberté de conscience, de réunion, de la presse ainsi que l'abolition de l'esclavage ou encore le droit au travail. Pendant cette période, la République va se confondre, en quelque sorte, à la franc-maçonnerie. Les idées franc-maçonniques se diffusent alors par le biais du gouvernement, de ses décisions, et de l’esprit républicain émergeant…

 


C’est sous la Seconde République que les franc-maçon se rallient plus ou moins officiellement à la République. En effet, en mars 1848, le Grand Orient (une des plus importante loge maçonnique en France), envoie un dossier à toutes les loges pour annoncer, témoigner son adhésion à une République « une et indivisible ».

 

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« Morale, Probité, Liberté, Egalité, Fraternité, Travail ». Ces six derniers termes sont ceux qui soudent la Seconde République ainsi que la franc-maçonnerie ensemble.

L’enthousiasme régnant durant les débuts de la Seconde République (pendant que le Gouvernement Provisoire était au pouvoir), n’a duré qu’un temps. En effet, des manifestations dues au mécontentement du peuple face au chômage ou à la crise financière ont lieues et sont réprimées. Cette « République humaniste », porteuse de joie, d’espoir et de fraternité fait place à une « République meurtrière » : de nombreux individus sont tués lors de ces manifestations. Louis Napoléon Bonaparte est alors élu Président de la République.
Après ces élections, le Grand Orient ainsi que la franc-maçonnerie en général (en France) se font très discrets en politique. Les débuts de la présidence de Louis Napoléon Bonaparte (suivit de son règne pendant le Second Empire) marquent la fin de la grande influence qu’exerçaient les franc-maçon durant le Gouvernement Provisoire. 


B) Le Second Empire



Le début du Second Empire marque la fin de la Seconde République. Napoléon III est désormais au pouvoir. Le régime mis en place est autoritaire, conservateur et soutenu par l’Eglise Catholique. En effet, l’Empereur se rallie à elle dès son couronnement. Les premières idées de laïcité de la précédente république ne sont alors plus d’actualité…
Le régime de Napoléon n’était donc pas « en accord » avec les idées franc-maçonniques de l’époque. De ce fait, un très grand nombre de républicains, eux aussi en « désaccord » avec le chef de l’Etat et son régime, rejoignent la franc maçonnerie pour en quelque sorte préparer l’avènement d’une future Troisième République.

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Napoléon III, au pouvoir en France lors du Second Empire.


Jusqu’en 1901 (IIIème République), le droit de réunion n’était pas accordé en France. Cette loi était déjà appliquée lors du Second Empire, ce qui interdisait à l’époque, l’existence des partis politiques, réunions politiques… Toutefois, la franc-maçonnerie était considérée comme une communauté, ce n’était pas un parti politique, elle était alors tolérée sous le régime de Napoléon III, bien qu’elle fut très contrôlée (la franc-maçonnerie était mise sous tutelle). En effet, les Grands Maîtres des plus grandes obédiences françaises (le Grand Orient) étaient le plus souvent élus sous le contrôle de l’empereur qui, le plus souvent, imposait ses choix. La franc-maçonnerie n’avait donc pas une très grande influence sur la politique lors du Second Empire, mais c’est plutôt les pouvoirs de l’époque qui influençaient, en quelque sorte, la franc-maçonnerie.
Rien n'est éternel. Pour preuve, l’Empire prend fin en 1870 après la défaite de Napoléon III face à la Prusse. Un nouveau régime est alors mis en place : La Troisième République.

 


C) La Troisième République

Les débuts de la Troisième République sont assez agités. En effet, cette République démarre, tout comme la Seconde, grâce à un gouvernement provisoire. Toutefois, le gouvernement mis en place en 1871, conservateur, déplaît fortement aux parisiens ainsi qu‘à tous les autres républicains, plutôt libéraux qui se sont alors opposés à certaines décisions. Cette opposition déclenche alors une « nouvelle révolution » : La Commune de Paris. Cette dernière se déroule pendant une période d’environ 2 mois mais n’aboutit pas à un changement de régime: la Troisième République est maintenue.

 


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Léon Gambetta


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Jules Ferry


Ces deux hommes politiques ont activement participé à la mise en place et au fonctionnement de la Troisième République. Ces derniers étaient tous les deux franc-maçon.


La franc-maçonnerie, sauf exceptions comme les évènements ayant eu lieu durant la Commune de Paris, mène des actions pacifistes, sans aucune violence. Elle agit surtout en périodes électorales, ce qui lui permet de faire entrer quelques franc-maçon dans les hautes institutions du pouvoir politique :
Durant la Troisième République, de nombreux franc-maçon font parti de la politique française. En effet, A partir de 1880, de plus en plus de francs-maçons entrent au gouvernement et en quelques années, plus d'un tiers des élus de la Chambre des Députés et du Sénat sont francs-maçons. Les idées franc-maçonniques sont alors diffusées et traduites dans certaines lois comme par exemple la loi de 1881, fondatrice de la liberté d'expression (et de la liberté de la presse), la « réforme » pour une organisation de l'enseignement public, la loi de 1901 sur la liberté d'association, les lois autorisant le choix de ses obsèques et le divorce, et enfin en 1905, la loi sur la séparation des églises et de l'Etat.
La franc-maçonnerie lutte depuis toujours pour la création d’une république sociale et laïque… république qui voit enfin le jour grâce à toutes les lois sociales votées par des assemblées en majorité composées de franc-maçon.

Mais, après avoir réalisé l'intégralité de leur projet de société, les francs-maçons voient la France plonger dans une crise économique et entrer dans des conflits sociaux. Au fil du temps, ils perdent peu à peu l’influence politique qu’ils avaient lors des débuts de cette république. En 1936, quelques francs-maçons participent au gouvernement du Front Populaire. Cependant, ce gouvernement est très critiqué par une majeure partie des français qui se rapprochent de plus en plus des mouvements extrémistes de droite, une ouverture à l’antisémitisme et à l’antimaçonnisme. La seconde guerre mondiale est ensuite déclarée puis la république est « détruite » par l’arrivée au pouvoir du Maréchal Pétain en 1940.


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Mercredi 2 juin 2010 3 02 /06 /Juin /2010 17:48

1) quelques soupçons de francs maçonnerie aujourd'hui


a) A droite

Renaud DutreilRenaud_dutreil.jpg

Député, ministre puis premier président de l'UMP lors de sa création, en 2002,Renaud Dutreil a toujours nié son appartenance au franc-maçon. Après son échec aux municipales à Reims, en 2008, il s'est éloigné de la politique pour diriger la filiale de LVMH aux Etats-Unis.

Patrick DevedjianPatrick-Devedjian-.jpg

Ministre de la Relance, Patrick Devedjian ne fréquente plus les loges et dément avoir été franc-maçon. ce qui decoit beaucoup de ses "frères".lors ce qu'il etais encore député maire d'Antony, il ne se dissimulait pas son appartenance a la franc-maçonnerie puisqu'il a même adhéré à la Fraternelle parlementaire.

Brice Hortefeuxhortefeux.jpg

 Brice Hortefeux franc maçon? certainement puisque beaucoup de frères assurent l'avoir croisé en loge, il a choisi de ne pas y répondre mais aujourd'hui, son appartenance n'est plus a prouver. Cela dit, il garde une attitude prudente en temps que ministre des Affaires sociales.

Alain LambertAlain-Lambert.jpg

Candidat « libre » à la présidence du Sénat, puisqu'il a refusé de se soumettre à la primaire de l'UMP, il assure n'avoir jamais été franc-maçon. La discrétion de l'ancien ministre du Budget de Raffarin est respectée, y compris par ses "frères" de la GLNF, qui apprécient cet homme de convictions.

 

 

b) A gauche

Manuel VallsManuel-Valls-.jpg

Dans les années 80, Manuel Valls se promenait rarement sans ses deux acolytes Alain Bauer et Stéphane Fouks. Le premier devint grand maître du Grand Orient de France, obédience à laquelle le député maire d'Evry a adhéré, avant de prendre du champ.

Jean-Luc Mélenchon_jean-luc-melenchon_m.jpg

Le sénateur de l'Essonne et fondateur du Parti de gauche incarne à la perfection une idée de la franc-maçonnerie éprise de laïcité, même s'il n'aime pas s'exprimer publiquement sur son appartenance. Il défend une vision de la République incompatible avec le régionalisme.

Henri EmmanuelliHenri Emmanuelli

Député des Landes depuis mars 1978, Henri Emmanuelli, ancien ministre, ancien président de l'Assemblée nationale, n'a jamais fait étalage de son appartenance. Mais, comme beaucoup de parlementaires de gauche, il l'assume puisqu'il a siégé longtemps à la Fraternelle parlementaire.

François RebsamenFrancois-Rebsamen.jpg

Le lieutenant de Ségolène Royal, qui fut longtemps le numéro deux du PS, est très connu au Grand Orient de France. Même s'il assure s'être mis en sommeil depuis son élection à la mairie de Dijon, en 2001, il conserve de nombreux contacts au sein de la première obédience française.

 

 

 

 

2) LE POINT SUR LES FRANC-MACONS EN FRANCE

 

A) RUMEURS

 

Il paraitrais que les trois derniers présidents de la République etais en contact permanent avec la franc-maçonnerie, chacun avait son grand maître. Pour Giscard d'Estaing, c'était Jean-Pierre Prouteau, premier patron du Grand Orient à s'être prononcé en faveur d'un candidat de droite. Mitterrand, lui, avait un admirateur inconditionnel en la personne de Roger Leray, un ancien ouvrier ajusteur qui a incarné l'une des vertus que la franc-maçonnerie ne pratique plus assez, celle de l'ascenseur social. Mitterrand idolâtre sans retenue, Roger Leray n'a jamais perdu une occasion de clamer son admiration pour l'ancien chef de l'Etat, même quand il a été nommé par Michel Rocard, alors Premier ministre, membre de la mission de réconciliation sur la Nouvelle-Calédonie. Chirac, lui, avait Michel Baroin, l'ancien commissaire des Renseignements généraux venu infiltrer le Grand Orient et qui a si bien rempli sa mission qu'il en est devenu le patron. Mais, quand Chirac remporte, à la troisième tentative, l'élection présidentielle, Baroin a quitté ce monde depuis longtemps, victime d'un accident d'avion au Cameroun

 

b) les grandes loges en france

Grand Orient de France grand maître : Pierre Lambicchi, 50 000 membres,masculine.

Grande Loge nationale française grand maître : François Stifani, avocat, 41 000 membres,masculine.

Grande Loge de France grand maître : Alain Graesel, consultant et enseignant, 30 000 membres, masculine.

Grande Loge féminine de France grande maîtresse : Yvette Nicolas, ancienne assistante de Raymond Barre, 12 500 membres,féminine.

Fédération française du droit humain (DH) grand maître : Michel Payen, proviseur de lycée,16 000 membres,mixte.

 

 

5) les franc-maçon d'aujourd'hui

a)Puissance

Une affirmation que tente de relativiser un des plus connus d’entre eux, Alain Bauer, ancien grand maître du Grand Orient et super-conseiller de Nicolas Sarkozy. En décembre 2007, il déclare à l’auteur : « Ce gouvernement est le plus antimaçonnique qui soit, puisque nous sommes à zéro franc-maçon. Même sous le gouvernement du maréchal Pétain à Vichy, il y en avait, hélas. » Bauer sera pris à contrepied. Car, quelques semaines plus tard, Brice Hortefeux, qui n’est pas le moins voyant des ministres, ne dément pas avoir longtemps fréquenté les colonnes du temple. Puis l’on apprend que Xavier Bertrand est membre du Grand Orient, ce qui suscitera, dit-on, ce bon mot de François Fillon : « Je ne suis pas étonné de le découvrir maçon ; mais franc, cela m’en bouche un coin... ». A droite, même si l’on est plus discret qu’à gauche sur son appartenance maçonnique, on est donc bien présent dans les loges. Et, si le chef de l’Etat n’est pas de la « famille », il en prend grand soin, sachant son poids.

« Jamais je n’aurais pensé que les francs-maçons étaient aussi puissants ! » Cette réflexion effarée de Jean-Pierre Raffarin vient d’un épisode vécu lorsqu’il était Premier ministre. Il en garde un très mauvais souvenir : la mobilisation fraternelle l’a en effet empêché, malgré tous ses efforts, de nommer à la tête d’EDF, bastion franc-maçon, l’ancien ministre Francis Mer à la place de François Roussely, qui admet être proche des frères pour les avoir beaucoup fréquentés. Pour le défendre, un déluge de coups de téléphone s’abat sur Matignon. Il y avait tous les jours un appel de Bauer et un autre d’Henri Proglio, patron de Veolia, qui dément très mollement être initié. La bataille dure des semaines. Pour finir, les ligueurs ne sauvent pas Roussely, mais ont la peau de Mer. Raffarin en tremble encore.

 

b)Solidarité

Le poids des frères se fait également sentir dans le monde de la justice. Quand Vincent Lamanda fut nommé premier président de la Cour de cassation, ce fut une « minirévolution » dans cette cour suprême, « Etat maçonnique miniature » . Pour la première fois, ni le premier président ni le procureur général n’étaient des initiés. Lamanda, selon Le Monde, aurait même poussé la provocation en confiant au CSM, qui devait le désigner : « Je ne suis pas franc-maçon. » Tempête dans le landerneau judiciaire, truffé de frères. A tel point que Lamanda dut se fendre d’une lettre d’excuses, sans vraiment démentir. Il est un des rares, dans ce microcosme, à détester ouvertement les francs-maçons.

Dans certaines institutions, on n’a carrément pas intérêt à être un profane. Augustin de Romanet, nommé à la tête de la Caisse des dépôts en 2007, en a fait l’amère expérience. Cet énarque catholique tout en rondeur a le sentiment, dès son entrée en fonctions, « que l’entourage de [son] prédécesseur [Francis Mayer] compte de nombreux frères ». Très vite, l’épreuve de force entre le catho et les initiés provoque des polémiques au sujet des nominations ou des évictions. Ainsi, quand Dominique Marcel, le numéro deux et ex-dir cab de Martine Aubry, est remercié par Romanet, c’est le tollé. Commentaire au siège de la Caisse : « C’est moins une chasse aux sorcières qu’une chasse aux frères. » La solidarité est la première des vertus maçonniques....

 

c)Fleurons

Les francs-maçons détiennent de nombreux bastions, comme les mutuelles, le « paradis des frères », Bouygues ou encore Eiffage. Malgré la privatisation de nombreuses entreprises publiques où les francs-maçons étaient très présents, ces derniers ont conservé leur place à tous les étages de la hiérarchie, conseils d’administration compris. C’est le cas de La Poste et de France Télécom, qui ont succédé au ministère des PTT, véritable pépinière fraternelle. Idem pour Air France, où les dirigeants comme les pilotes connaissent un taux d’initiation bien supérieur à la moyenne nationale.

On est parfois sidéré, voire choqué, que de tels réseaux puissent exister à l’heure de la modernité et de la transparence. Certes, d’autres puissants lobbys ont partout leur mot à dire. Mais les francs-maçons auront réussi le tour de force d’être à la fois le plus ancien et le plus secret des réseaux. Son mystère a fait sa force. Le voici aujourd’hui en partie dévoilé.

 

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Mercredi 2 juin 2010 3 02 /06 /Juin /2010 18:17

 En somme, la franc-maçonnerie a effectivement détenu un pouvoir, une influence lors des révolutions qui ont aboutit à la proclamation des républiques en France. Ces dernières, dans les réformes et mesures prises par les gouvernements en majeure partie composés de franc-maçons, ont beaucoup développé et appliqué certains idées franc-maçonniques. Au cours du vingtième siècle, la franc-maçonnerie perd beaucoup de son autorité sur le pouvoir politique.

 

Les grands scandales comme l’affaire des fiches maçonniques en 1904 ont révélé l’existence de fichiers renseignant sur l’opinion politique et religieuse des militaires français, fichiers constitués par les frères du Grand Orient en collaborant avec le ministère de la guerre ou l’affaire Stavisky par les frères impliquant des politiciens maçons sont pour beaucoup dans le discrédit de l’ordre.

 

Aujourd’hui, la franc- maçonnerie s’est fortement éloignée des passions pour se préoccuper de son action citoyenne et humanitaire : elle se manifeste par diverses prises de position publiques sur des questions de société ou d’éthique comme l’appel à la fraternité lancé en 1985 avec des associations humanitaires et des représentants de diverses religions, revendiquant le droit à la justice, à la liberté et à l’égalité pour les immigrés.

 

Mais malgré l’image humaniste que la franc-maçonnerie véhicule depuis toujours, on constate une montée de la popularité des thèses conspirationnistes qui l’accusent de vouloir créer une dictature mondiale, les partisans de ces thèses augmentent considérablement ces derniers temps lorsqu’on note la tendance actuel du monde a ce rassembler en grands pôles politiques qui ont de plus en plus de pouvoir.

 

Par conséquence, leur influence porte à débat car il faut être nuancé sur le fait qu'on connaisse leur influence dans l'histoire mais qu'il reste aussi une grande part d'inconnu.

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